→ 21 GRAMMES (extrait)
     

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21 GRAMMES
« Le poids de cinq pièces de monnaie. Le poids d'une barre de chocolat. Le poids d'un colibri. 21 grammes. »

En avril 1907, le docteur Duncan McDougall de Haverhill, Massachusetts, publie dans l’American Medicine un article intitulé « Hypothèses sur la substantialité de l’âme et preuves expérimentales de son existence » qui est le résultat d’une série d’expériences qu’il a réalisées dans le but de prouver que l’âme humaine a une masse et donc une réalité physique. Dans cet article, McDougall nuance ses conclusions, ayant conscience du petit nombre d’expériences réalisées. Mais il reste persuadé que cette substance inconnue peut être assimilée à l’âme et que, conformément aux croyances religieuses de son époque, elle constitue une distinction claire entre l’Homme et l’animal. Cette expérience fait les gros titres du New York Times le 11 mars 1907 : « L’AME A UN POIDS, SELON UN MEDECIN ». Dans l’interview qu’il accorde au journal, le Dr McDougall affirme que lors de ses six expériences: «Il a été établi qu’une masse allant d’une demi once à une once (soit environ 21 grammes) quittait le corps au moment du dernier souffle» et présente son travail comme une preuve scientifique de l’existence de l’âme humaine.
La mémoire populaire n’a retenu que ce résultat, admis comme une vérité scientifique, et puis la légende urbaine de l’âme humaine pesant exactement 21 grammes s’est ensuite propagée. Elle alimente encore de nos jours l’imaginaire de cinéastes et écrivains.
Dans ce travail, je veux traiter mon sujet en brouillant les pistes entre documentaire et art conceptuel. Il s’agira dans la pratique, de travailler avec ce fait étrange et d’essayer de lui donner une lumière différente. Pour ce faire, je souhaite retourner sur les traces du Dr McDougall, à Boston Massachusetts, et me plonger dans les archives du General Hospital Massachusetts à la recherche de cette expérience, de cet homme, des personnes ayant acceptées de participer à son expérience, mais aussi partir sur les différents lieux de cette histoire. A partir de là, je vais me réapproprier l’histoire et la mettre en image. Je vais travailler dans la mise en scène, avec l’image factuelle, en utilisant les images d’archives.
Ce travail a reçu la bourse d'aide à la création de la Région Occitanie en 2019